Nuits “sauvages” dans le bush !

Nous arrivons en fin d’après-midi à la réception du parc national Marekelé dans la province du Limpopo persuadés que nous allons pouvoir récupérer les clés de nos deux chalets pour les deux prochaines nuits. SURPRISE : pas de réservation à notre nom.
Mais que passa ? …
Après quelques incompréhensions avec la réceptionniste bien patiente, (d’où l’importance de bien maîtriser l’anglais et ses subtilités lors d’une résa !) nous comprenons que notre hébergement  se trouve dans une réserve privée annexe au parc plus loin à 9 km. Heureusement que nous sommes arrivés avant la tombée de la nuit. Pourquoi ? Quelques petites astuces répondront à cette question :
1- En Afrique il fait nuit assez tôt, entre 17h et 18h, c’est l’hiver austral.
2- A cette heure de débauche vous trouverez beaucoup de monde à pieds sur la route et les routes sont peu voir pas du tout éclairées.
3- Principe de sécurité : éviter au maximum les déplacements de nuit pour éviter un accident avec un individu ou un animal.
4- Valable pour la situation qui nous intéresse : l’état de la route et le temps plutôt long pour la parcourir entre les variations de l’état et les obstacles : 45 mn pour faire les 9 Km.

 

Nous arrivons après quelques frayeurs sur  “la route” à bon port. OUF, nous sommes au bon endroit et quelques minutes avant la tombée de la nuit. Un ranger, ALOÏS, nous accueille et avec un grand sourire nous dit que la route pour venir est difficile.Si lui le confirme alors que c’est un habitué, imaginez. Nous craignons pour le retour. Surtout quand on a une Ford focus, bien basse, l’idéal pour les nids de poule, les gros cailloux et les dénivelés.
Heureusement qu’avant de réserver nous nous étions assurés auprès du propriétaire qu’il n’y avait pas besoin d’un 4X4 pour accéder au site ! Mais le chemin n’est pas terminée, il reste encore un bon Km de piste sableuse pour arriver jusqu’aux aux chalets.

 

ET LA, ENCORE DES SURPRISES :
– Nous sommes en plein milieu du bush avec les animaux en liberté. Vu l’environnement et les possibles dangers, ALOÏS nous fait signer une décharge après que nous ayons lu les précautions à prendre, quelques exemples: vérifier les chaussures avant de les mettre pour éviter le baiser du scorpions, attention aux Babouins qui chapardent la nourriture et peuvent être agressifs, …). Je passe les recommandations concernant les autres animaux, que nous espérons ne pas croiser de trop près.
– Nous sommes seuls (pas au monde mais dans le bush), pas d’autres invités exceptées les petites et grosses bêbêtes.
– ALOÏS dort ailleurs dans la réserve.
– Les deux chalets réservés sont éloignés l’un de l’autre, donc regroupement dans le même, sécurité oblige. ADIEU la soirée en amoureux !!!!

– La cuisine collective est à l’extérieur soit à une bonne cinquantaine de mètres du chalet.


– Comme nous sommes à 800 mètres d’altitude, il fait plutôt froid, Bravo à celui qui a eu l’idée d’amener les doudounes et les polaires bien chaudes.Nous posons nos affaires, nous mettons à charger le portable (au cas ou) et nous allons manger en mode rapprochés. Nous sommes tous les 4 très sereins et nous nous sentons en total sécurité !!!!!!!!!!!!!!

Vivement demain …

Nuit “UN PEU” en mode SURVEILLANCE!!!!!!

 

Enfin le réveil, celui-là a un goût particulier : tout le monde est là et entier. Il souffle un vent glacial. Et c’est parti pour une journée pleine de SURPRISES !
Nous avons prévu un petit safari avec ALOÏS dans la réserve.
En attendant ALOÏS, nous restons vigilants sur nos déplacements, à savoir jamais seul et en regardant bien autour de nous. A son arrivée, nous nous sentons tout de suite en sécurité et c’est parti pour notre 1er safari après un bon petit déjeuner.

Le Safari :
C’est quand même bien pratique d’avoir un 4X4 dans le bush, on passe partout.
Les enfants sont contents et rassurés de savoir qu’ALOÏS à ce qu’il faut en cas d’un tête à tête avec une grosse bebête qui ne serait pas conciliante. ALOÏS connait bien le bush, il nous fait découvrir quelques plantes aromatiques aux senteurs délicates ou plus prononcées comme l’eucalyptus, la menthe sauvage, etc.

L’intéret ici ce sont aussi les paysages splendides aux pieds du sommet des monts Waterberg et de pouvoir observer les derniers griffons du Cap volés.

 

                       

 

Il a l’oeil ALOÏS, il repère les animaux et nous fait descendre du 4X4 pour s’approcher au plus près. Nous faisons un stop découverte d’une ancienne ferme en ruine depuis la création du parc national. En effet les fermiers ont dû abandonner l’élevage et beaucoup se sont tournés vers la création de réserve privée annexées au parc. Les matériaux de la ferme ont servis à construire les chalets et les bâtiments dans cette réserve. Il nous montre le fameux arbre à saucisses.

 

Nous sommes surpris par le nombre d’arbres calcinés, c’est un endroit où la foudre tombe beaucoup. Guigui en récupère un bout qui servira, un peu plus tard.

Nous terminons notre aventure par la visite d’un autre gîte plus grand et plus ancien près de la maison d’ALOÏS. Les enfants découvrent le système solaire installé sur les toits et au sol pour produire l’électricité la journée pour pouvoir l’utiliser la nuit et avoir de la lumière. Nous terminons notre safari pour rejoindre notre chalet.

             

L’après-midi, Rudo fait la classe à Gabin et les animaux passent à proximité. Guigui se lance dans les arts créatifs.
         

 

Nous terminerons cette journée au coin du feu, préparé par ALOÏS avant qu’il nous quitte pour cette seconde soirée seuls dans le bush. Guigui lui offre une de ses créations pour le remercier du safari.

Rudo prépare un brail et nous mangeons dehors autour du feu sous les regards observateurs d’animaux sauvages !!!!!!!!!!!!!!! FRISSONS GARANTIS.

                         

Merci beaucoup ALOÏS pour ta gentillesse, ton partage et ta sagesse.

Le lendemain nous redescendons et partons visiter le Marekelé National Park à proximité pour grimper à 2000 m et voir voler une dernière fois les griffons.

Une belle aventure malgré les frissons de frayeur et d’émerveillement.

2 comments on Nuits “sauvages” dans le bush !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *