Road trip en Afrique australe : le bilan !

Presque deux mois que nous avons quitté l’Afrique australe, c’est le moment de faire le bilan de cette première partie de notre tour du monde (TDM).

Budget, hébergements, coût de la vie, sécurité, nos coups de cœur et ce qu’on a le moins aimé, des liens qui peuvent servir, on vous dit tout dans cet article. Oui nous allons parler argent car nous avons décidé de partager notre budget. Pour préparer ce TDM, nous étions bien contents de trouver des chiffres de voyageurs sur lesquels s’appuyer.

 

 

Comme nous l’avions écrit il y a quelques mois dans le post intitulé Logement et itinéraire en Afrique Australe, c’est la partie qui a demandé le plus de préparation et d’anticipation car peu de tourdumondistes s’y aventurent donc peu de données disponibles pour s’y référer, le manque d’infrastructures de transport et d’hébergements dans certaines régions, distance assez importante entre les villes et villages surtout lorsqu’on quitte les régions touristiques d’Afrique du Sud, éléments qui font qu’il ne pas trop partir à l’improviste si on veut maîtriser son budget. D’où notre choix de la faire en voiture parce qu’à 4 voyageurs c’est ce qui revient le moins cher en transport même si c’est parfois fatigant pour les enfants (quelques longs trajets, état des routes un peu sportives à certains endroits et animaux sauvages qui traversent sans regarder 😀).

 

L’itinéraire

 

Au total, nous aurons passé 7 semaines en Afrique (du 06/08 au 24/09/2017), soit exactement 49 jours et 48 nuits. Un vol retardé de 48h pour La Réunion nous aura obligé à rester 2 jours de plus à Johannesburg en fin de séjour. Au final, notre séjour se décompose en :

– 26 jours en Afrique du Sud (15 + 11)

– 12 jours en Namibie (2 + 10)

– 7 jours au Botswana (2 + 1+ 4)

– 4 jours à Livingstone en Zambie.

Soit 7 passages de frontières terrestres + 2 aériennes pour entrée et sortir d’Afrique du Sud.

 

7916 km parcourus en voiture (165 km/jour) + 1 vol intérieur Le Cap-Johannesburg (1263 km) soit un total de 9179 km ! On a pas chômé sur le bitume.

Nous avons exploré 10 parcs nationaux auxquels s’ajoutent des réserves privées visitées ou traversées en particulier dans la splendide bande de Caprivi (la magie des routes africaines !) :

– le Kruger (Afrique du Sud)

– le Marakélé (Afrique du Sud)

– le Chobe (Botswana)

– les chutes Victoria (Zambie)

– l’Okavango et son delta (Namibie + Botswana)

– Cap Cross (Namibie)

– le désert de Namib (Namibie)

– le Fish River Canyon et Ai-Ais (Namibie)

– le désert de Namaqualand (Afrique du Sud)

– Table Moutain et la péninsule du cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud)

 

Rien qu’en faisant cette liste, de ce que nous en avons vu et parcouru (paysages splendides, animaux sauvages, le bush…), ça valait le coup d’y aller. Des images et des sensations pleins nos têtes. Nous vous invitons à découvrir quelques unes de nos photos d’animaux et de paysage en farfouillant sur ce site. Nous nous sommes découvert une passion pour l’ornithologie en explorant le Krüger et le delta de l’Okavango.

Le budget

 

Au départ, on s’était dit qu’on allait cataloguer toutes les dépenses poste par poste comme de vrais grands voyageurs responsables, et comme on a eu un soucis informatique, ça nous a ensuite vite gonflé de tenir une telle comptabilité, nous avions mieux à faire. On peut juste donner précisément le côut de l’hébergement, du transport, le coût de la vie, des infos et des liens utiles.

Donc, pour calculer toutes nos dépenses, nous avons simplement ajouté  tous nos paiements par carte bancaire et nos retraits au distributeurs. Ah, oui, nous ne payons aucun frais bancaire à l’international (note perso : trouver du temps pour rédiger un article à ce sujet).

Au total, hors billets des vols internationaux, nous avons donc dépensé 6 580.32 €uros soit 134,32 €/jour à 4 donc 33,58€/personne/jour.

Nous sommes au-dessus de notre budget quotidien, nous l’avions intégré et on compense avec l’Asie, mais très loin des budgets moyens pour ces destinations répertoriés par le planificateur de voyage a-contresens.net (54€/jour/personne), par tourdumondiste et même par où-et-quand partir. Certes nous avons fait attention mais on ne s’est pas privé non plus en particulier sur les activités. Ce montant comprend absolument toutes les dépenses imaginables dans un tel voyage  :

  • logements
  • location voiture + essence + quelques péages + parking
  • les taxis en Zambie
  • le vol intérieur
  • nourriture, les restos et l’achat d’une glacière
  • visites musées (Roben Island, musée de l’apartheid à Soweto)
  • entrées parcs nationaux (en AFS, nous avons pris la Wild Card famille de SanParks vite amortie dès le 4ème jour dans le Kruger).
  • rencontre avec le peuple San au Botswana
  • 2 safaris privés  (1 en 4×4 et 1 en bateau) dans le Chobe NP
  • visite du Lion’s park à Johannesburg
  • Game drive et Walk safari dans la réserve privée du Griffon près du Marakele NP (compris avec notre logement)
  • 1 ballade en quad de 2 heures + 1 h de sandboard dans le désert de Namibie avec désert Explorers
  • le bateau privé de 4 personnes dans le delta de l’Okavango (compris avec notre logement)
  • l’après-midi tyrolienne dans les montagnes du Drakensberg au Limpopo (canopytour)
  • l’activité escalade des enfants sur l’ancienne centrale électrique de Soweto
  • les cartes SIM et recharges internet
  • les cartes postales et les timbres
  • visas pour entrer en Zambie (gratuit pour les -15 ans)
  • les lessives
  • les “pièces” données parce que la situation l’exigeait
  • … et tout ce à quoi vous pensez mais que nous avons oubliés comme des piles et le lavage des voitures par exemples 😉

 

Et pour être plus précis, il faudrait rajouter le coût de l’assurance voyage qui rapportait à la durée de notre TDM revient à 3,50 €/jour pour l’ensemble de la famille. Pensez que pour un voyage de moins de 3 mois, vous êtes couverts par les assurances de vos cartes bancaires.

Enfin, nous avons bénéficié de la dépréciation de la monnaie sud-africaine, le Rand (ZAR), par rapport à l’€uro  et donc du dollar namibien qui pour des raisons historiques est indexé sur le Rand et à la même parité. Le Rand s’échangeait entre 15 et 16 ZAR pour 1 € lors de notre périple alors qu’il était autour de 13 à 14 lorsqu’on planifiait ce voyage soit une économie d’environ 9 000 à 10 000 ZAR (600/650 €). Même effet sur notre porte monnaie avec la baisse du dollars U.S pour payer les visas et notre hébergement en Zambie.

Nous avons utilisé 5 monnaies différentes : le Rand, le Dollar namibien, le Pula (Botswana), le Kwacha (Zambie) et le Dollar U.S.

 

L’hebergement

 

C’est de loin le 1er poste de dépense : 28% du budget. Au Botswana, c’est hors de prix pour des petits budgets mais en cherchant bien et longtemps … il est aussi possible de camper ce qui revient beaucoup moins chère mais nous n’avions pas retenu cette option car il aurait fallu emporter des tentes, duvets (nuits très fraîches) et matelas de sol donc du poids supplémentaire.

Lors de nos 48 nuits, nous avons dormi 13 fois en échange de maison avec Guesttoguest pour un montant total de 35 € soit en 2,70 €/nuit. Pour être plus précis, il faudrait rajouter les 25 €uro de frais de vérification encaissés par guesttoguest qu’il faudra lisser sur l’ensemble de nos échanges à la fin de notre TDM (nous mettrons à jour cet article quand nous serons rentrés). Mais en supposant que nous n’ayons fait que l’Afrique australe, le coût revient à 4,61 €/nuit !  Le système des frais sur guesttoguest on vous l’explique ici. Nos 13 nuits ce sont :

– 6 nuits en immersion dans 2 familles

– une semaine où nous avions la maison pour nous tout seul.

Nous racontons nos 4 nuits chez John à Johannesburg dans cet article, nos 2 nuits chez Vicky à Windoheck par ici et notre semaine à Cap Town dans la maison de Linda par là. Évidemment ça fausserait le budget logement pour qui voudrait aller en Afrique sans pratiquer l’échange de maison.

 

 

Pour trouver les 35 nuits restantes, nous avons aussi utilisé :

– 10 fois Safarinow.com, de loin le meilleur site pour trouver tout types d’hébergement en Afrique australe. Pas de frais caché ni de commission.

– 6 fois Airbnb

– 1 fois le site de Sanparks pour nos 4 nuits dans le parc Krüger

– 1 fois sur le site direct de l’établissement de Livingstone  (voir plus loin coup de coeur hébergement).

– 1 fois notre Lonely planet Namibie, la splendide et historique guesthouse whitehouse au sud.

 

Sur ces 35 nuits, nous avons dormi :

– 8 fois sous des tentes safaris (avec des vrais lits !)

– 3 nuits dans des huttes

– 3 fois en chambre familiale en guesthouse

– 4 fois dans des lits superposés dans un dortoir de 4 lits (notre séjour à Livingstone)

– 19 fois en self catering (chalets, gîtes, maison…) avec 2 chambres.

Le coût moyen est de 45 € (32 € pour le moins cher et 88,50 € pour le plus cher.

Nous avons séjourné dans 24 endroits différents sur nos 46 nuits, le minimum 1 nuit et le maximum 7 nuits, pour un total de 1610 €uros

 

Nos coups de cœur hébergement.

 

Evidemment, nos échanges de maison sont tous des coups de cœur car au-delà du confort que cela nous a procuré au regard du prix, nous avons surtout fait de belles rencontres. Lisez nos retours d’expérience dans notre rubrique “Nous sommes vos invités“.

En Afrique du Sud, chez André le fermier. Pour qui veut sortir des sentiers battus près de la frontière entre le Limpopo et le Botswana, comme un goût de vieux sud profond américain, on accède à la ferme après avoir parcouru 16 km de piste praticable en voiture standard. C’est l’hébergement le moins cher de notre séjour ( 575 ZAR avec 2 chambres et une cuisine). André nous a fait visiter sa ferme dans sa famille depuis 3 générations et sa réserve privée où il réintroduit des espèces sauvages. Les  enfants ont pu nourrir les petits agneaux. André nous a expliqué l’impact du réchauffement climatique sur son exploitation et avec une certaine fatalité la disparition des petites exploitations agricoles comme la sienne au profit des plus grandes. Une belle rencontre et une vraie découverte.

Au Botswana où les logements sont hors de prix chez Patricia qui a créée  a new earth guest lodge  à 50 euros la chambre familiale super clean avec petit déjeuner. Elle est Située à Francistown, une étape pour qui veut traverser le pays du nord au sud. Le plus : de grands extérieurs confortables avec une piscine, la possibilité de laver le linge et surtout la gentillesse de notre hôte.

 

En Namibie, au bord du fleuve Okavango dans le petit village de Mukwe, à l’ouest de la bande de Caprivi chez Sampie. Hors des sentiers battus, l’endroit est simplement magique avec des grandes baies vitrées dans les chambres avec vue sur le fleuve mythique à 5 mètres. Jeannesse le “guy” de Sampie qui s’occupe de l’endroit a appris à pêcher aux enfants. Le plus  : les ballades en moroko. Nous y serions bien restés plus longtemps. Ici, vous ne croiserez aucun touristes !

 

En Zambie, l’auberge pour backpackers le Fawlty Towers. En réservant suffisamment à l’avance, nos avons pu avoir 4 lits dans un dortoir de 4 donc la chambre pour nous seuls. C’est propre, le thé et le café sont gratuits de même que les pancakes préparés à 15 h par le chef cuisinier (Gabin a pu en faire avec lui !). Il y a un resto et aussi une cuisine commune avec tout le nécessaire dont un grand frigo. On y fait plein de rencontres dans une ambiance cool comme on les aime surtout au bar et au bord de la piscine qui est un sacré plus quand on voyage avec des enfants. L’auberge est située en plein centre ville face au supermarché et dispose de son propre mini-bus qui part gratuitement tous les matins à 10 h pour les chutes Victoria. Du coup, le mini-bus est plein et grâce au chauffeur qui négocie a l’entrée du parc, on a droit au tarif de groupe pour les adultes et les enfants à moitié prix sur le tarif enfant. Une économie d’environ 25 dollars !

Nous avons réinvesti cette somme dans la pizzeria d’Olga à Livingstone dont une partie de l’addition sert à financer un lycée professionnel pour apprendre un métier à des jeunes sans le sous. Un beau projet éducatif  monté par une italienne avec le diocese de la ville. Possibilité de visiter l’établissement et de rencontrer l’équipe et les étudiants. Nous on est mal tombé, c’étaient les vacances scolaires. On peut aussi faire un don sans y manger : pratique quand on est loin 😇

 

La nourriture

 

Le plus souvent, nous avons préparé nos repas nous mêmes. C’est ce qui revient moins chère et aussi parce qu’ on aime les lasagnes, les spaghettis et les crêpes ! D’où aussi nos choix d’hébergements avec cuisine particulière ou cuisine commune dans les parcs.

La nourriture est moins chère qu’en France a l’exception des produits d’importation et les produits laitier dont ce n’est pas trop la culture d’inspiration plutôt anglaise. La colonisation a laissé des traces. En Afrique du Sud qui produit de tout, les fruits et les légumes sont vraiment moins chères  qu’en France d’autant plus vrai si on les achète au bord de la route. La viande de bœuf qui est excellente et n’a rien à envier à une charolaise tourne autour de 5/7 €uros le Kg. Les sud-africains en raffolent : leur sport national c’est de faire un braï, un barbecue quoi. Tous les logements en sont équipés.

 

 

Il y a des supermarchés un peu partout, SPARS et CHOPRITE, qui ont de gros rayons plats cuisinés pas chères. Ils sont nombreux à venir chercher leur déjeuner et le manger souvent sur place, bien pratique. Les enfants ont adoré le Pan sorte de semoule de maïs blanche qui accompagne tous les plats chez les zoulous.

Enfin, l’eau c’est un budget car celle du robinet n’est pas souvent buvable. Il faut acheter 3/4 bouteilles de 5 L au départ et ensuite il faut les remplir dans les fontaines d’eau purifiées dans les supermarchés. Ca permet de diviser le prix par 4 en moyenne et de consommer pas trop de plastique.

On s’est fait quand même quelques restos moins chère qu’au pays et notre menu du midi c’était souvent un sandwich avocat / tomate et thon avec pain de mie car la baguette faut l’oublier ! Pour tout savoir sur le coup de la vie dans un pays c’est là que ça se passe.

 

Le transport

 

23 % du budget avec 2 locations de voiture et un vol intérieur en low-cost.

De France, pas évident de choisir une voiture de location pour un tel périple. Il fallait qu’elle est une garde au sol assez haute pour rouler sur les pistes des parcs nationaux et les Gravels Roads, que l’on puisse mettre nos 4 bagpacks dans le coffre ainsi qu’une glacière et le ravitaillement pour 3/4 jours et que l’habitacle ne soit pas trop petit en particulier pour nos longues jambes. Le 4×4 nous y avons vite renoncé à cause du prix entre 150 à 200 €/ jour.

Nous avons testé en France les voitures proposées par les comparateurs de location sur internet et finalement nous avons directement réservé chez Hertz une Dacia Renault Sandero Stepway qui réunissait tout nos critères avec en plus le prix le moins chère grâce à la réduction supplémentaire pour les abonnés Flyingblue, le programme de fidélité d’Air France (info utile : s’abonner à des programmes de fidélités des compagnies aériennes procurent des avantages souvent ignorés des voyageurs).

Le coût 450 € pour 47 jours auxquels se rajoutent les frais pour un second conducteur et les passages de frontière (cross border) pour le Botswana et la Namibie. Et oui nous ne sommes plus dans l’Union  Européenne et sa libre circulation ! Facture totale avec quelques petits péages autour de Johannesburg : 650 €. Evidemment nous n’avons souscrit aucune assurance supplémentaire comme le rachat de franchise proposé par le loueur car les assurances des cartes bancaires couvrent tout cela à condition d’avoir payé sa location avec.

Sauf qu’a l’aéroport, c’est une polo volkswagen que l’agence a voulu nous donner en expliquant que c’était une catégorie de voiture qu’on louait et pas un modèle particulier (ce qui est vrai) et qu’également, la Renault n’était pas autorisée à sortir d’AFS donc pas les documents nécessaires pour les postes frontières. Après une démonstration mathématique avec exemple à l’appui que deux sacs à dos ne rentrant déjà pas dans le coffre, on ne pourrait pas en mettre 4 et que quelqu’un dans un bureau avait dû faire une erreur de référencement du véhicule, nous avons pris la Renault quand même pour 10 jours pour faire le parc Kruger, puis sur notre trajet, nous avons pu l’échanger dans une autre agence sans frais supplémentaire contre une voiture plus grande mais très basse. Sur quelques pistes, ça a fait des étincelles ! On a bien regretté la Sandero.

La voiture mange aussi à raison d’un repas de 6l pour 100 km , les joies d’une automatique et des limitations de vitesse : 110km sur les nationales 2×1 voie qui semble être la vitesse minimum à atteindre pour les locaux. L’essence est beaucoup moins cher qu’en France. En moyenne 0,80 € le litre de super sans plomb en AFS et 0,65 en Namibie et au Botswana. Facture : 350 €.

4 vols low-cost avec Mango airlines pour la liaison Le Cap à Johannesburg : 60 €/personne  avec le sac à dos en soute. On peut trouver un peu moins cher en fonction de l’heure et du jour.

Et puis les joies d’un vol retardé, on a reloué une voiture à Johannesburg pour visiter entre autre Soweto. 30€ pour 2 jours.

Total transport : 1270 € soit 22 €/jours.

 

La Sécurité

 

“Mais vous êtes fous d’aller en Afrique du Sud, c’est trop dangereux !”. Qu’est ce qu’on l’a pas entendu celle-là avant de partir. Les pays dangereux, on connaît : nous avons déjà fait les Etats-Unis 😋

Nous avons pas fait de fixette là-dessus. Nous avons appliqué les précautions d’usages comme pour n’importe quel pays. Au départ, cela nous a fait bizarre dans la voiture de location car dès que tu démarres, les portes se verrouillent automatiquement. Nous n’avons eu aucun soucis avec les populations humaines. Nous avons visité seuls Soweto en journée (nos hôtes John et Gill avait tenté de nous dissuader). Nous sommes mêmes sortis un soir à Francistown et avons pris un risque énorme en arrivant vers 20h à Cap Town 😱Excepté ceci nous avons toujours évité de conduire la nuit pas à cause des hommes mais des animaux sauvages. La vraie insécurité elle est là si on fait pas gaffe.

La plus grande précaution que nous prenions était vis à vis des animaux sauvages. Ils nous rappellent que le monde leurs appartient aussi et qu’il faut vivre ensemble. Au début leurs drôles de panneaux ça nous faisait bien rire. Le jour où tu vois un groupe d’éléphants traverser la route en dehors des parcs alors que t’es lancé sur la route, là tu ne ris plus du tout. Vous vous apercevez tout de suite qui est le patron !

Tiens du coup nous nous souvenons de notre 2eme journée dans le Parc Krüger quand nous nous sommes retrouvés sur une piste entourés et bloqués par une centaines de buffles avec deux autres véhicules quand tout à coup un éléphant mâle arrive par derrière empêchant tout replis. On en menait pas large. Ça a duré 15 mn …une éternité !!! Heureusement un sud-africain en 4×4 sorti d’on ne sait où passe au milieu du troupeau, se fraye un chemin (un habitué de la situation certainement) et sentant son instinct de survie, Rudo appui sur l’accélérateur et s’engage en fil indienne. Ouf sauvés jusqu’à la prochaine rencontre.

 

Et oui l’Afrique, c’est ça ! Tout comme les bruits la nuit que tu entends autour de la tente ou du camps, ou alors quand au réveil tu aperçois une énorme bouze à quelques mètres de la tente et que le rangers te dis calmement “non c’est rien. C’est un hippopotame qui a traversé le camps cette nuit”. Les animaux sauvages ça vit essentiellement la nuit. D’ailleurs Angelina vous raconte ici nos nuits sauvage seuls dans le bush.

Comme l’article est déjà long, nous passons le couplet où le bateau tombe en panne sur la Rivière Chobe à 5 mètre face aux éléphants et des crocos , et que le pilote a mis 10 bonnes minutes à comprendre que son bidon était posé sur le tuyau d’arrivée d’essence. Mémorable !

Bref, l’Afrique il faut la faire, la découvrir et surtout la vivre.

 

Ce que l’on a le moins aimé

 

– Dans beaucoup d’endroits, la pollution aux plastiques. Nous en avons retrouvé dans les parcs protégés et le désert du Namib où il n’y a pas grand âmes qui vivent. Dans cette partie du continent, avec l’émergence d’une classe moyenne, la société de consommation explose et elle reproduit les mêmes travers que les pays développés. Dans les magasins, on te refile un sac plastique pour tout. A la caisse du supermarché, il y a des employés qui sont chargés d’emballer tes courses dans des sacs et ils avaient du mal à comprendre qu’on veuille les mettre dans les nôtres réutilisables. Refuser des neufs pour de l’occasion, c’était incompréhensible pour eux mais bon nous avons essayé de leur expliqué.

 

 

– Les “guys” qu’ on appelait à une certaine époque les “boys”. Il y a aussi des femmes. Certainement que leurs conditions de vie ont changé au fil du temps mais ça nous a marqué. Et ce n’est pas que l’apanage des blancs. Des propriétaires noirs et métisses en ont. Tu réserves et loues ton logement, tu échanges avec le proprio et puis quand tu arrives, il n’est pas là. C’est le guys qui t’accueille qui te fait visiter et fait faire le tour. Il est à ta “disposition”. Le proprio lui il vit en ville et gère sa location à distance. Très souvent, pour ne pas dire tout le temps,  les guys  ne sont pas aussi bien logés que toi. Ils sont étonnés quand tu veux partager une bière ou si tu les invites à venir manger avec toi autour du feu qu’il a préparé pour toi. Pour ça nos enfants ont été inconsciemment des faciliteurs de contact car quand le guys qui vit parfois sur la propriété avec toute sa famille voit nos enfants jouer avec les siens, ça aide. Les enfants ça restent des enfants et les nôtres  étaient trop contents de pouvoir jouer avec des “copains” de leur âge et de se débarrasser de leurs parents 😁 Mais heureusement, il y a aussi des propriétaires qui te le disent avant notamment dès que tu es dans le bush ou dans une réserve privée. Le guys fait alors aussi office de Rangers et a son arme au cas où. Certains guys quand ils te racontent un peu leur vie d’avant te disent que c’est un super job pour eux. Mais tu ne sauras jamais s’il ne te dit pas ça pour ne pas dire du mal de son patron et ne pas se faire virer.

 

– la rencontre avec le peuple San au Botswana dans le nord du Kahalari. Nous avons été clairement déçus mais nous l’avons pas dit aux enfants sur le coup car du haut de leur âge ça reste pour eux un saut dans le “passé” en vivant comme “des hommes préhistoriques” pour reprendre leur propos. Pour nous, le sentiment d’être au zoo en jouant une partition trop bien apprise de la veillée nocturne et des danses traditionnelles autour du feu à la marche dans le bush le lendemain pour découvrir leur méthode de chasse ancestrale et les plantes médicinales pour finir par faire une quête avec des groupes de touristes dont l’attraction fait partie d’un package tout compris et dont certains s’en foutent royalement. C’était pourtant un centre recommandé par plusieurs guides ayant pignon sur rue. Il a été impossible de les voir dans leur vrai village où ils vivent. Toi tu dors un camps de huttes reconstitué, certes c’est une expérience mais ça manque d’authenticité. Et le matin quand tu te réveilles, tu crois rêvé quand tu vois les danseurs de la veille nettoyer le camps après que les bus de touristes soient partis au petit matin. Évidemment nous étions les seuls à avoir réservé 2 nuits et nous avons été seuls presque toute le journée. Nous ne donnerons pas le nom du centre car les San n’ont plus le droit de chasser au Botswana. La raison officielle c’est pour protéger les animaux sauvages. De manière plus officieuse, c’est l’intégration à marche forcée. Les San perdent leur mode de vie traditionnelle et pour se nourrir ils doivent aller chasser avec leur caddy au supermarché et n’en ont pas les moyens. Ce “job” c’est leur pain quotidien pour survivre. Un sentiment partagé donc de cette expérience et du coup nous n’avons pas été les rencontrer comme prévu en Namibie où ils conservent leurs droits ancestraux de peur d’être encore déçu.

 

– Les enfants en avaient marre de la voiture. Ils n’ont pas cette capacité permanente des adultes,  enfin les nôtres, a s’émerveiller devant le défilé des paysages qui rendent les trajets moins longs et inoubliables même si nous avions fait en sorte d’avoir le plus souvent 2 nuits au même endroit. D’ailleurs nous avons supprimé des étapes comme Maun où nous devions survoler le delta et la dune rouge de Sossusvlei  pour leur épargner 800 bornes. Même si nous avions intégré que dans un tour du monde, il fallait s’adapter au rythme du plus petit, nous avons revu depuis (et encore !) nos projets d’itinéraires dans certains pays pour le reste du voyage.

 

Le mot de la fin

 

Bref, si vous êtes toujours là, c’est que cela vous êtes intéressé. Cette partie de l’Afrique, elle vaut le détour. Pour un tour du monde en famille avec des enfants ou un voyage plus modestement, bien organisé, ça peut se faire sans se ruiner.

 

Si vous avez aimé cet article ou que vous pensez qu’il peut être utile, n’hésitez pas à le partager !

 

 

7 comments on Road trip en Afrique australe : le bilan !

  1. Encore un super article. Magnifique photo de guépard (j’espère ne pas me tromper) qu’on croirait sortie d’un National Geographic. Les anecdotes, c’est le beurre sur la biscotte. 🙂 Quel voyage !

  2. Merci pour toutes infos ! Nous projetons un tour du monde en famille avec un départ en septembre 2018 et votre article va bien nous aider à préparer la Namibie et l’Afrique du Sud. Vous avez vécu une sacrée aventure et vos photos sont tout simplement superbes. Vos enfants ont de la chance de vivre cela.

  3. Un vrai plaisir de lire vos récits et “tuyaux”. Que de choses à raconter à votre retour. Là aussi, il vous faudra prévoir planning, déplacements, budgets,….

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