Le projet

Faire un jour le tour du monde, pour nous, ça toujours était là, quelque part. Nous en avons toujours parler : voir de beaux paysages, découvrir les sites incontournables,  rencontrer d’autres cultures, vivre des moments forts et inoubliables. Prendre le temps. Il fallait donc bien un jour partir. Nous l’avons décidé en mai 2016.Tout était réunis : le timing, une envie de plus en plus forte et surtout le budget. Pour des raisons professionnelles et de scolarité des enfants, le départ est fixé à l’été 2017 soit 15 mois pour pouvoir bien préparer notre projet et convaincre les enfants de quitter leur confort et leurs amis ce qui ne fût pas une mince affaire.

Pour satisfaire à leur demande et les intégrer pleinement dans le projet, nous avons ajouté dans notre itinéraire la Polynésie française (merci l’émission Tahiti Quest sur Gulli !) et un retour en Thaïlande (après tout, nous n’avions visité que le sud). Enfin, comme nous allons leur faire l’école, ils voulaient des vacances dans leur année comme dans une vraie année scolaire : ils ont le sens des priorités ! Car après tout, ce sont eux qui ont raison : il faut s’accorder des vacances et des temps de pause et de repos dans un TDM car c’est fatigant (évidemment rien à voir avec le travail à l’usine). Des retours d’expériences que nous avons eus, un TDM, surtout en famille, ce n’est pas tous les jours de tout repos. D’où notre choix d’intégrer des destinations d’une à deux semaines uniquement pour ça. Ce TDM est aussi l’occasion d’aller voir nos familles et amis installés ailleurs sur la planète. Pour nos enfants, des moments à passer avec leurs cousins et leurs amis lointains sans avoir leurs parents sur le dos 24h/24.

Enfin, notre souhait à tous est aussi d’aller au-delà d’un simple voyage touristique pour s’intéresser aussi à notre planète. Et dans nos choix d’hébergement, nous allons privilégier l’échange de maison. C’est un concept qui nous séduit pour découvrir les « gens » sur place et leur mode de vie. Plusieurs fils rouge serviront donc de boussole à notre voyage :

  • Découverte des cuisines et saveurs du monde. Certes ça concernera tout l’équipage puisqu’il faudra bien se nourrir en route. Prendre des cours de cuisine dans les pays traversés, déambuler sur les marchés locaux, rapporter des recettes et faire découvrir les plats français à nos hôtes, ce sera le crédo de l’intrépide et de NJ.

 

 

 

  • A l’écoute de la nature. Filer un coup de main à des associations qui s’occupent de préserver certaines espèces en danger (paresseux au Costa Rica, orang-outan à Bornéo …) , s’intéresser à ceux qui construisent le monde durable de demain par des solutions écologiques et de protection de la nature, ce sera le projet de Guigui et de Rudo.

 

 

  • Un pays, une école. Découvrir des écoles sur la planète (élèves, enseignants, conditions matériels d’enseignements …), c’est ce qui s’appelle une déformation professionnelle ;-). L’occasion de voir comment on enseigne ailleurs et de partager des expériences avec « les collègues ». Pour nos enfants, l’envie de rencontrer des jeunes de leur âge. Un fil rouge qui leur permettra, on l’espère, d’expliquer, de montrer et de partager aussi leur vie d’écolier en Béarn.

 

A l’école de la vie.

Tiens justement, comment ça va se passer l’école pendant le périple ? C’est papa et maman qui feront la classe à l’aide des progressions des apprentissages qui intègrent des activités et manuels numériques. Un grand merci aux collègues qui les ont fournies. Une partie des articles du blog seront également écrits par les enfants. Impossible de voyager avec les cours papiers du CNED et les manuels scolaires : trop lourds dans les sacs à dos. Les enfants resterons en lien avec leur école et collège. Nous avons adressé un courrier à l’inspection académique pour les informer de notre choix.

L’intrépide a expliqué comme un grand à ses deux maîtresses le projet. D’ici la fin de l’année scolaire, il le présentera devant la classe, exposé à l’appui. Le contact (skype avec la classe, cartes postales) derait conservé l’an prochain avec sa classe de CM1/CM2 et ses copains qu’il retrouvera en 6ème à la rentrée 2018. Ses maîtresses réfléchissent à un projet pédagogique. On vous en dit plus bientôt.

Guigui a été rassurée que papa explique le projet au directeur de son collège. La peur de redoubler ou de ne pas être reprise ! Elle le réintégrera en classe de 4ème à notre retour. Le collège nous a mis déjà à disposition le manuel d’espagnol qu’elle doit débuter l’an prochain. Le contact sera maintenu avec les copains de sa classe actuelle.

Quand leurs copains diront fin juin « youpie, ce sont les vacances », les nôtres commenceront leur nouvelle année scolaire dès juillet pour qu’ils puissent profiter pleinement de leur séjour en Afrique australe et de leurs cousins dans l’océan Indien.